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 Azalée Prudence Quincy - Il était une fois toi et moi, n'oublie jamais ça

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MessageSujet: Azalée Prudence Quincy - Il était une fois toi et moi, n'oublie jamais ça   Dim 1 Mai - 23:08



Azalée Prudence Quincy
la différence, c'est ce silence, parfois... au fond de moi

SURNOM : Az' ou Pru'. DATE ET LIEU DE NAISSANCE : Londres, le 28 novembre 1997. ÂGE : 18 ans. NATIONALITÉ : anglaise. ORIENTATION SEXUELLE : pansexuelle. SITUATION CIVILE : célibataire. GROUPE : Saddles. TRAITS DE CARACTÈRE : fidèle, patiente, douce, combative, toujours joyeuse et souriante, optimiste, naïve, manque de confiance en soi. AVATAR : Zoe Sugg.

INFORMATIONS COMPLÈMENTAIRES

GALOP : 1.

DISCIPLINE FAVORITE : dressage.

AVEZ VOUS VOTRE PROPRE CHEVAL ? oui, un hongre Fjord, Captain America, qu'elle va découvrir à son arrivée à Sallanches.

MÉTIER : Azalée est bien consciente que sa cécité est un véritable handicap pour sa progression dans le monde de l'équitation. Cependant, elle souhaiterait devenir cavalière professionnelle afin de faire parler du handicap dans le monde de l'équitation.
 
POURQUOI AVOIR CHOISI CE HARAS ? c'est ici que ses parents ont envoyé Captain, elle se doit au moins de faire l'effort d'aller le rencontrer. Elle sait que c'est là-bas que son frère est parti, et elle pense pouvoir en profiter pour renouer le dialogue.

PRÉNOM/PSEUDO : Mini BN, Lison de mon vrai prénom. ÂGE : 19 ans et toutes ses dents. PAYS : Marseille, c't'un pays à part entière . COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM : c'était il y a fort longtemps, impossible de m'en souvenir, toutes mes confuses... COMMENT LE TROUVES-TU : vert   . SCÉNARIO OU INVENTÉ : scénario de Tyler S. Quincy   . MOT DE LA FIN : je suis keutante d'être de retour   .

Code:
▬ <tk>Lola Le Lann</tk> ∝ <ps>Azalée P. Quincy</ps>



Dernière édition par Azalée P. Quincy le Mar 19 Juil - 18:10, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Azalée Prudence Quincy - Il était une fois toi et moi, n'oublie jamais ça   Dim 1 Mai - 23:08



tell me your story
Mais qui peut dire l'avenir de nos souvenirs ?
- Bonjour Azalée. Je suis...
- Un psy que je ne serais jamais allée voir si j'avais su où mes parents m'emmenaient, oui, je sais, merci. Par contre, il va falloir être rapide, j'ai un rendez-vous nettement plus important et constructif pour moi après. Vous m'direz, avec ce que j'ai à vous dire, ça devrait effectivement aller vite.
Je ne peux pas voir le sourire narquois qui doit fendre le visage de cet énergumène, mais je me l'imagine très bien. Et il doit allègrement être contrasté par ma grimace peu engageante. Oui, ce serait mentir que de dire que je suis ravie d'être là.
Mes parents n'utilisent que rarement ma cécité contre mon gré, sachant pertinemment que je ne supporte pas ça. Mais aujourd'hui, c'est l'attrait d'une "surprise" qui m'a enlevé toute inhibition. Quelle idiote je fais. Bien évidemment, si j'avais su que mes parents m'emmenaient chez le psy, ça aurait été une autre limonade, c'est moi qui vous le dit.
- Par contre, ce serait trop vous demander de m'aider à trouver un siège ? Dans les séries que je regardais avant il y avait plein de trucs bizarres dans les cabinets des psychologues, j'aurais peur de vous casser queq'chose et qu'après vous ne vouliez plus me revoir. Ce qui m'arrangerait bien, mais je suppose que je dois faire semblant de m'éclater à venir vous causer pendant au moins quelques semaines pour rassurer papa et maman...
Je pousse un soupir exaspéré. Mes parents ne connaissent que trop bien mon amour pour eux, et ils savent bien que, ne serait-ce que pour leur faire plaisir, je vais venir parler à ce charlatan pendant un petit bout de temps. Si ça peut les rassurer, au moins ça occupera un peu mes journées. C'est vrai que depuis presque un an, je m'ennuie comme un rat mort. Sans télévision -les films en audiodescription, c'est vraiment la mort du film- sans jeux vidéos, sans livres -vous imaginez même pas l'épaisseur d'un simple roman quand il est écrit en braille- et sans dessin, le temps libre que peut avoir une jeune aveugle, c'est plus de l'ennui qu'autre chose.
Je sens une main fine et délicate m'attraper délicatement l'avant-bras. Et bien ça alors, moi qui m'imaginais un vieux médecin bedonnant, j'ai plus vraisemblablement affaire à un jeune médecin dans la force de l'âge. Tandis qu'il me guide vers ce que j'imagine être un canapé, je me permet de lui poser la question.
- Vous pouvez me donner votre âge ? J'aime bien savoir à qui je parle, dans la mesure du possible.
- 32 ans.
- Merci, c'est bien ce que je pensais.
Sa main est ferme, et sa voix grave n'a rien du rauque que je commence à entendre dans la gorge de mon propre père. En ajoutant les années d'études pour avoir son diplôme -je connais mes parents, j'ai beau parler d'un charlatan, je sais qu'ils ont du choisir le meilleur- j'en étais arrivée à la première moitié de la trentaine. Appelez-moi Sherlock.
Une fois confortablement installée dans un canapé en simili-cuir, une tasse de thé au caramel dans la main -mon péché mignon- je commence l'offensive. Il est hors de question que je me fasse dicter ce que je dois faire par un homme qui est payé par mes parents. Enfin, plus certainement payé par la communauté anglaise, les aides aux jeunes handicapés étant particulièrement bien fournies. Mais payé quand même.
- Bon, alors du coup, faut que je parle de quoi ? Je suppose que mes parents vous ont dit que depuis presque un an, je suis maussade, je ne sors plus, je ne fais plus ni d'équitation ni de piano. Mais j'vous préviens de suite : je ne vous doit aucune explication, et encore moins à ce sujet. Donc il va falloir que vous trouviez autre chose.
- Il n'y a aucun souci, Azalée. Moi, je suis juste là pour t'écouter. Parle-moi de toi, de ta vie. Si tu ne sais pas par où commencer, tu peux peut-être le faire par le début...
Je prends une gorgée de mon thé. Bon. Parler de ma vie au début, jusque là ça doit être possible. Il n'y a rien dont j'ai vraiment honte dans cette partie de mon passé. Et surtout certainement rien que mes parents n'aient déjà raconté à cet homme.
- Je suis née dans un grand hôpital londonien, mais mes parents avaient une petite maison dans la campagne au nord de la capitale. Ils l'ont toujours, et c'est là que j'habite encore. Je suis née un peu plus de 6 ans après mon grand frère.
- Tyler, c'est ça ?
- Je pensais que c'était à moi de raconter ? Oui, c'est Tyler, mais je l'ai toujours appelé Ty'.
J'esquisse un sourire quand j'entends un petit rire en face de moi. Bon. Il est peut-être pas si méchant que ça, le psy.
- Papa était tout le temps en déplacement, j'ai du mal à me rappeler d'un seul week-end où il était là avec nous. Et maman, elle travaillait dur aussi. Bien évidemment, on n'a jamais manqué de rien, mais pour deux gosses, grandir sans réelle présence parentale, c'est pas toujours facile au quotidien. Et, quitte à faire de la psychologie de bazar comme vous devez en faire souvent, si aujourd'hui j'ai un quelconque problème, c'est avant tout à cause d'eux, ou plutôt à cause de l'absence d'eux. Et c'est pas en me payant des séances hors-de-prix chez un psy que ça va les racheter.
Bref. Du coup, on a grandi, tranquilles. Ty' était une sorte de père, de mère, de frère, de meilleur ami tout à la fois. Il m'a appris comment me débrouiller seule, c'est lui qui signait mes bulletins, lui qui m'a appris la politesse, et comment ne pas me laisser marcher sur les pieds. J'étais rouquine, à l'époque, ça faisait une sacrée raison de se moquer de moi, ça j'vous le dit. Mais bon. J'avais Ty', alors tout allait pour le mieux.
- Tu aimais cette époque ?
- Quand j'y étais, peut-être pas. Mais rétrospectivement, oui, ça a été la plus belle période de ma vie. Mais c'est peut-être pareil pour tout le monde, nan ? Quand on est gosse, on a aucun problème majeur, des broutilles avec les amis, mais c'est vite passé, vite oublié...
____________

J'entre dans le cabinet et je vais m'asseoir dans la canapé, comme la vieille habituée que je suis. De un, depuis mon handicap, je retiens extrêmement bien la topographie des lieux, histoire de ne pas me cogner à tout bout de champ. De deux, je viens ici trois fois par semaine depuis presque un mois, au bout d'un moment, c'est devenu une habitude.
- Vous jouez du piano, doc ?
- Comment tu sais ça, Azalée ?
Je me permet de ricaner. Ce bonhomme me plaît, et pas seulement parce qu'avec lui j'ai l'impression de me sentir mieux et de mettre ma colère au placard en entrant, mais aussi parce qu'il semble oublier constamment que je suis aveugle, et que donc j'ai des faiblesses, mais aussi des capacités que les autres n'ont pas.
- Votre porte est pas tip-top insonorisée. Vous inquiétez pas, on entend pas vos rendez-vous, mais le piano a une fréquence acoustique que je connais fort bien, et c'est reconnaissable...
- Tu joue du piano ?
- J'en ai beaucoup joué, oui...
Je pousse un soupir. Depuis la mort de Hope, je ne me suis plus approchée de cet instrument. Pourtant, même après mon accident, je n'avais pas arrêté. J'apprenais les nouvelles partitions en braille et en les écoutant, il était hors de question pour moi d'arrêter de jouer, alors que j'avais passé les moments les plus importants de ma vie assise devant un piano.
- Tu ne me l'avais jamais dit...
- C'est vrai. Pourtant, c'est pas faute de vous en avoir dit, des choses ! Vous savez tout, au moins jusqu'à mes 13-14 ans. Il ne me reste plus que 4 ans à vous raconter, on risque de se quitter plus vite que prévu !
J'esquisse un sourire triste. Mine de rien, je l'aime bien, doc, comme il me laisse l'appeler. Je me lève du canapé, prise d'une envie soudaine, et lui demande s'il peut m'amener près du piano. Il me guide, m'aide à m'asseoir, et prend mes mains pour les poser sur le clavier.
Aussitôt, comme mue par un instinct vieux comme le monde, je me met à jouer une mélodie, ma préférée, que je connais depuis que j'ai eu l'âge de jouer.
- Tu joues quoi, Azalée ?
- Lettre à France, c'est une chanson de Michel Polnareff, un chanteur français. J'adore cette chanson, et encore plus cette mélodie.
- Que représente le piano pour toi ?
Les mots finissent par sortir, après plusieurs minutes d'attente. Mais le psy sait être patient, il est là pour m'écouter, pas pour me forcer à parler. Il attend toujours que je sois prête.
- Depuis toute petite, je joue du piano. Ty' aimait l'équitation, et moi c'était le piano. Dès qu'on avait un moment de libre tous les deux, un coup je l'accompagnais aux écuries, et la fois d'après il m'accompagnait au Conservatoire. Les samedis, j'avais souvent des concerts, et le dimanche, il avait les concours. Nous étions toujours ensemble, et si on ne partageait pas la passion de l'autre, au moins on la vivait avec lui. Quand Ty' appréciait une chanson, j'en apprenais la partition, puis je jouais, et il chantait avec moi. C'étaient nos petits moments tous les deux.
Même quand j'ai perdu la vue, je n'ai pas arrêté le piano. J'ai continué, je connaissais les touches par cœur, je n'ai fait que continuer ce que j'avais toujours fait. Ty' se démenait pour me trouver de nouvelles partitions en braille, il passait des heures sur Internet pour me trouver un enregistrement de la partition, afin de m'aider à l'apprendre par cœur.
- Mais pourtant, tu as arrêté...
- Oui, doc, j'ai arrêté. Après la mort de Hope. Je me suis éloignée de Ty', et de tout ce qui me rapportait à lui.
Au bord des larmes, je me lève brusquement. Je sens la main du psy tenter d'attraper mon bras, mais déjà je suis sortie en trombe, demandant à ma mère de me ramener à la maison.
Dès mon retour, je me précipite dans le salon, près de la cheminée, où mon piano prend la poussière depuis trop longtemps. Je m'assied, remarquant en effleurant les touches que ma mère a toujours pris soin de le dépoussiérer malgré le fait que je n'y touche plus. Et je me met à jouer, les yeux fermés, tout ce dont j'arrive à me souvenir...

____________

- Salut, Seb'.
- Hello Azalée. Tu es bien en avance aujourd'hui !
- Je sais que le mardi, tu n'as personne avant moi, c'est là que d'habitude je t'entends jouer du piano. J'avais en... besoin de te voir.
- Hum hum...
Je hausse les épaules. Cet homme, qui depuis longtemps est devenu plus un ami qu'un psy, me permet indéniablement de me sentir mieux. Alors oui, je me surprends à attendre mes visites chez lui avec impatience. Mais ça, ni lui ni mes parents n'arriveront à me le faire dire. Il me reste un semblant de fierté.
- Du coup, tu voulais me parler de quoi en particulier ?
- Du début de mon adolescence. A moins que tu ne veuilles absolument pas t'imaginer la dépravée que ta cliente a été il n'y a pas si longtemps que ça, ce que je comprendrais...
Je lui adresse un clin d’œil, et je reprend aussitôt, sachant pertinemment que c'est exactement ce qu'il attend de moi.
- Un jour, ma mère s'est retrouvée en congé maladie pour plusieurs mois. Pour un burn-out je crois, mais je ne m'en souviens plus très bien. Quoi qu'il en soit, elle était toujours à la maison, ni Ty' ni moi n'en avions l'habitude.
Elle était toujours sur notre dos, et plus particulièrement sur le mien. A cette époque, Ty' était majeur et vacciné, elle le laissait vivre sa vie. Mais moi, je commençais à me transformer en jeune femme, elle m'entendait parler de garçons à table, et elle voulait me surveiller. Je la soupçonne même d'avoir demandé des infos à mon frère, même s'il m'a toujours prétendu le contraire.
Quoi qu'il en soit, pour me soustraire à l'autorité familiale, et surtout par esprit de contradiction avec ma mère, j'ai commencé à fréquenter des gens dont j'aurais du éviter de m'approcher. J'ai traîné avec des dealers de drogue, pas toujours très douces par ailleurs, même si je n'y ai jamais touché, et que Ty' et mes parents continuent à croire le contraire. J'allais en soirée, souvent, je rentrais bourrée, toujours. Mon frère essayait de me couvrir, il aérait régulièrement ma chambre pour que mes parents ne sentent pas l'odeur des cigarettes que je m'enfilais comme des petits pains... Mais en même temps, il me faisait la leçon, il allait régler ses comptes avec mes potes, en leur demandant de ne plus m'approcher, de me laisser tranquille.
Mais j'en avais assez qu'il interfère dans ma vie, j'étais dans ma période rebelle. Alors j'ai continué mes frasques, et quand il n'en a plus pu, il s'est détourné de moi, et a commencé à passer tout son temps aux écuries, avec les chevaux.
Je tends la main vers la table de basse, où je sais que m'attend une tasse de thé au caramel, servi avec un nuage de lait et une petite cuillère de miel. Je sens d'ici l'odeur du café arabica issu du commerce équitable que Sebastian, le fameux psy, devrait s'injecter en intraveineuse tellement il en boit. Toutes ces habitudes m'ont depuis longtemps redonné goût à la vie, mais ça, je suis bien trop fière pour le lui dire.
- Ty' sortait lui aussi, de temps en temps, et je me débrouillais pour ne pas être en soirée au même endroit que lui. Un matin, alors que pour une fois j'avais passé ma soirée à la maison à cause d'une vilaine migraine, je suis rentrée dans sa chambre pour lui annoncer que j'avais travaillé sur la partition de sa dernière chanson favorite, et je voulais lui faire écouter.
Sauf qu'il n'était pas seule, il était avec une rousse, une espèce de salope que l'un de mes potes avait l'habitude de ramener chez lui après les soirées trop arrosées. Depuis ce jour, je me fais des teintures brunes, je ne veux plus avoir à me remémorer cette scène en me voyant dans le miroir tous les matins. Folle de rage de voir qu'il se permettait de me donner des conseils sur ma conduite pour finalement faire pire que moi -je n'avais jamais ramené d'homme à la maison, je passais les nuits chez eux à la rigueur- j'ai commencé à éprouver pour lui une haine sourde. Avant, c'était plus une mésentente cordiale, mais cette fois-ci, pour la première fois de ma vie, j'avais réellement envie de lui faire du mal.
- Toi, vouloir faire du mal à ton frère ?
- Et oui, ça arrive même aux meilleurs ! J'étais tout simplement jalouse, jalouse de voir que l'amour inconditionnel que mon frère m'avait toujours porté ne m'était plus entièrement destiné. De toutes façons, j'ai toujours détesté ses petites amies. Au mieux, je les méprisais, au pire, j'avais envie de les pendre au toit de la vieille grange. Elles m'insupportaient, et je pense que même aujourd'hui, sans les voir, juste en imaginant qu'elles se pavanent au bras de Ty', qu'elles l'embrassent à perdre haleine et qu'elles lui glissent des mots doux, je leur en veut. Mais j'y peux rien. J'aime mon frère, plus que tout, et je ne veux que son bonheur. Il ne peut pas m'en vouloir pour ça, si ?
- Normalement, non. Sauf si tu as déjà pendu l'une de ses copines, auquel cas je vais cacher les cordes que tu pourrais trouver dans le cabinet...
- Je savais que tu faisais des trucs pas nets avec tes clientes ! Petit cochon va !
____________

- Je t'ai déjà parle de Frédérick ?
- Toi, non, mais mes parents m'ont expliqué, pour ton accident...
- Si c'est bien de la pas-faute de quelqu'un, c'est celle de Frédérick. C'était l'un des amis de Ty', je le connaissais depuis plusieurs années, il accompagnait souvent Ty' en soirée, mais ce que mon frère ne savait pas, c'était que Fred' venait aussi souvent avec moi. Il était un peu comme un deuxième grand frère pour moi, un grand frère que j'aurais trouvé très très sexy...
Pour me venger de Ty', j'ai décidé de sortir avec Fred'. Bien évidemment, mon idiot de frère a pensé que c'était uniquement pour le faire enrager, et il n'a jamais compris que j'avais des sentiments pour son ami, et ce depuis de longues années. Jusque là, je m'étais bien tenue, parce que c'était le copain de mon grand frère. Mais pour me venger de Ty', j'avais trouvé que céder à mes premiers émois me paraissait être une vengeance pas trop terrible à vivre pour moi.
Bien évidemment, Fred' savait faire la fête, il était souvent bourré, parfois tellement défoncé que je devais le ramener en payant un taxi jusque chez lui, mais jamais il ne m'a encouragé à suivre son exemple. Au contraire. Il refusait que je l'accompagne trop souvent, il ne m'a jamais proposé de drogues, il me protégeait des mains baladeuses et des propositions pas toujours décentes de ses soi-disant potes... Vraiment. Je pense qu'à sa manière, il essayait d'être un bon copain. Et moi, bordel, j'étais fichtrement entichée de lui.
- Pourquoi n'es-tu plus avec lui, alors ?
- Je vais imaginer que la pointe de jalousie que tu as mis dans ta phrase n'est que le pur fruit de mon imagination, hein, Seb'... Cet enfoiré, en apprenant mon handicap, n'a pas voulu assumer tout ce que ça représentait. Ty' avait raison de vouloir m'éloigner de lui. Finalement, ça aura été plus un salaud qu'un Prince Charmant...
J'essuie une larme, qui est plus une larme de rage que de tristesse. Non, je ne regrette pas cet abruti. J'ai eu Ty', pour me soutenir, à ce moment si important de ma vie. Ty', qui visiblement restera encore et toujours mon unique amour. L'être le plus cher au monde à mes yeux, dont je ne peux pas me passer, malgré tout ce que j'ai toujours voulu faire croire.
- Et l'accident ?
- Maman a déjà dû tout te raconter. Mon frère est venu un soir se battre avec Fred', dans un bar bondé. Les flics sont arrivés, ont balancé des grenades lacrymogènes, et l'une d'entre elle est mal tombée.
- Pourtant, tout le monde s'accorde à dire que tu l'as fait pour protéger Tyler...
- On fait des trucs cons par amour, hein ? Genre perdre ses deux yeux. Le seul avantage, c'est qu'on a attaqué le flic en justice, et qu'avec ce qu'il doit me payer comme dommages, j'ai plus jamais besoin de bosser, et lui il verra plus jamais la couleur de son salaire.
Je hausse les épaules, avant de me lever du canapé. Cette histoire ne me fait plus ni chaud ni froid. J'ai appris à vivre avec ce handicap, je m'estime même mieux lotie que ceux qui n'ont jamais vu depuis leur naissance. Moi, au moins, quand on me décrit quelque chose, j'arrive à m'en faire une image mentale.
- Au fait, maman veut savoir si tu viendras dîner avec nous ce soir.
- Tu peux lui dire que je serai là.
- C'est fou, moi qui aurai pensé que l'idée que sa petite fille sorte avec un mec de plus de dix ans qu'elle la répugnerait, j'ai l'impression qu'elle n'attend que ça...
____________

- Seb, je pars.
- Azalée, je sais.
- Comment ça, tu sais ? Mais je veux pas y aller, moi !
- J'ai proposé à tes parents de contacter ton frère et de te trouver un cheval pour remplacer Hope.
- Mais c'est hors de question que je remplace Hope ! Bordel, tous ces mois de discussions, et t'as même pas compris ça ! Mais heureusement que ma mère ne te paie plus et que tu fais ça gratuitement "en tant qu'ami", sinon elle en aurait eu pour son argent !
Je sors en trombe du cabinet, les larmes ruisselant sur mes joues. Sebastian me rattrape vite -après tout, une aveugle, ça ne court pas bien vite- et me repousse de force dans le cabinet, dont il ferme la porte. Il me prend dans ses bras, et je me met à sangloter bruyamment, me moquant bien de tremper sa chemise qui empeste la Soupline.
- J'ai tout perdu, avec Hope. J'ai accusé mon frère, mais c'est lui qui m'a aidé à retrouver goût à la vie après l'accident. Il m'a fait découvrir l'équitation, j'ai appris à développer une relation de confiance avec mon cheval. Il me connaissait par cœur, et je suis sûre qu'il avait compris que je ne le voyais pas. Il soufflait avant de faire le moindre mouvement, pour pas me blesser quand je le pansais.
Quand il est mort, j'en ai voulu à la Terre entière. Tout est remonté. J'en voulais à mes parents, de n'avoir jamais réellement été présents dans notre vie. A Ty', de m'avoir trop couvée, de m'avoir fait perdre un petit copain... Mon Dieu, des fois, je l'accusais même d'être responsable de ma cécité ! J'en voulais à mon piano, de m'avoir fait passer tant de bons moments avec ce frère que je détestais maintenant...
Alors, quand il est parti, c'était mieux. Je me suis éloignée de tout ce qui avant faisait ma vie : Ty', les chevaux, et le piano. J'ai déjà repris le piano grâce à toi, et maintenant tu veux finir le boulot en me confrontant à un cheval et à mon frère ?
- C'est mon travail, Azalée. Maintenant, file, tu as une valise à préparer. Pas le temps de trop penser.
- Mais... Mais tu vas me manquer, Seb' !
- A moi aussi. Mais c'est mieux pour toi. Vas-y. Et sois heureuse.
____________

Les yeux encore embués de larmes, malgré les deux heures d'avion et le long trajet en voiture jusqu'aux écuries où m'attendent non pas un, mais deux défis, je triture bien malgré moi un bracelet fait de cordes de marin, offert par Sebastian, dans le but de m'aider à me détendre.
M'aider à me détendre, tu parles...


Dernière édition par Azalée P. Quincy le Mar 19 Juil - 18:11, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Azalée Prudence Quincy - Il était une fois toi et moi, n'oublie jamais ça   Lun 2 Mai - 10:46

(Re)Bienvenue officiellement
C'est super de te voir de retour, bon courage pour le reste de ta fiche Et n'oublie pas de remplir ton profil avant de terminer

_________________

i'm reaching out to you, can you hear my call ∆
il s'est demandé alors si il m'aimait et moi, je ne pouvais rien savoir sur ce point. après un autre moment de silence, il a murmuré que j'étais bizarre, qu'il m'aimait sans doute à cause de cela. comme je me taisais, n'ayant rien à ajouter, il me prit le bras en souriant et déclara qu'il voulait se marier avec moi.
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MessageSujet: Re: Azalée Prudence Quincy - Il était une fois toi et moi, n'oublie jamais ça   Lun 2 Mai - 15:02

Merci à toi
TADAAAAAM voilà ma fiche est terminée, mon histoire aussi, et mon profil rempli. Je n'ai plus qu'à attendre l'avis de Tyler, et je m'empresserai d'aller la signaler dans le sujet approprié.
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MessageSujet: Re: Azalée Prudence Quincy - Il était une fois toi et moi, n'oublie jamais ça   Lun 2 Mai - 21:26

Bienvenue
Je file changer de compte !
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MessageSujet: Re: Azalée Prudence Quincy - Il était une fois toi et moi, n'oublie jamais ça   Lun 2 Mai - 22:04

Ma petite soeur chérie
Bienvenue officiellement !
Quelle histoire de fou, tu colles parfaitement au personnage, je suis ravie de voir qu'elle t'inspire autant
J'ai hâte de RP avec toi !
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MessageSujet: Re: Azalée Prudence Quincy - Il était une fois toi et moi, n'oublie jamais ça   Lun 2 Mai - 22:09

Hihi, merci, c'est adorable à toi.
Du coup, ma fichounette est terminée, et même validée par mon grand frère adoré, si c'est pas beau ça...
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MessageSujet: Re: Azalée Prudence Quincy - Il était une fois toi et moi, n'oublie jamais ça   Mar 3 Mai - 11:06



Félicitations ! Tu es des nôtres
TON ENTRÉE AU HARAS EST IMMINENTE

J'aime beaucoup ton personnage et ce que tu as fais d'azalée

Maintenant que tu es validé, tu peux aller vérifier que ton avatar a bien été recensé ainsi que ton nom et ton prénom. Ensuite, tu iras créer ton compte en banque pour aller acheter tout ce dont tu as besoin dans les boutiques. Tu peux même adopter un animal ! Pense aussi à faire ta fiche de liens, à recenser ton métier ou trouver un petit boulot. Afin d'être bien organisé, tu penseras aussi à aller demander une chambre ou un logement pour ne pas dormir à la rue. Et bien entendu, tu peux aussi aller demander des points ! Bon jeu sur le Haras de Hurlevent !

_________________

I have kissed honey lips, Felt the healing finger tips. It burn like a fire, This burning desire. I have spoke with tongue of angels, I have held the hand of the devil. It was warm in the night, I was cold as a stone. But I still haven't found what I'm looking for.
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MessageSujet: Re: Azalée Prudence Quincy - Il était une fois toi et moi, n'oublie jamais ça   Mar 3 Mai - 17:31

Hihi, merci beaucoup à toi, je file faire tout ça de ce pas
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MessageSujet: Re: Azalée Prudence Quincy - Il était une fois toi et moi, n'oublie jamais ça   

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